mySIH
  • News
  • Dossier
  • Focus
  • Zoom
  • Match 3::3
  • Magazine
  • Vidéos
  • Abonnement
  • Contact
Pas de résultats
Voir tous les résultats
mySIH
  • News
  • Dossier
  • Focus
  • Zoom
  • Match 3::3
  • Magazine
  • Vidéos
  • Abonnement
  • Contact
Pas de résultats
Voir tous les résultats
mySIH

Imagerie 4.0 : technologies, workflows et enjeux de la radiologie moderne

Redaction par Redaction
21 juillet 2026
dans Dossier
Temps de lecture :18 mins
0
Imagerie 4.0 : technologies, workflows et enjeux de la radiologie moderne

Dépassant largement la simple modernisation des équipements ou l’introduction de nouvelles briques logicielles, l’Imagerie 4.0 s’inscrit dans un contexte où les systèmes d’imagerie deviennent des infrastructures critiques du parcours de soins, confrontées à des tensions croissantes à la fois démographiques, organisationnelles et technologiques.

ADECHOTECH • AZMED • DEEPHEALTH / GLEAMER • DOCAPOSTE SANTÉ • ENOVACOM • FUJIFILM • KEYMAGING • MAINCARE • PRIMAX

La hausse continue du nombre d’examens, alimentée par le vieillissement de la population, l’essor du dépistage et le recours systématique à l’imagerie dans les parcours de soins, exerce une pression sans précédent sur les plateaux techniques et les équipes. Dans le même temps, les difficultés de recrutement de radiologues et de manipulateurs obligent à réinventer les organisations pour gagner en productivité sans perdre en qualité diagnostique. Enfin, les coopérations territoriales se renforcent, faisant de l’imagerie un service partagé entre établissements plutôt qu’une activité cantonnée à chaque structure. Le partage sécurisé des examens, la mutualisation des ressources et la téléradiologie deviennent ainsi des leviers essentiels pour garantir un accès équitable à l’expertise médicale.

C’est pour répondre à ces enjeux qu’émerge le concept d’Imagerie 4.0, portée d’abord par la convergence des systèmes d’information. Les solutions autrefois cloisonnées – RIS, PACS et dossier patient – s’effacent au profit de plateformes intégrées qui unifient tout le parcours, de la prescription à la restitution des résultats, éliminant ainsi les ruptures de flux et les doubles saisies. Cette dynamique de partage franchit désormais les murs des établissements. En France, le projet DRIM-M concrétise cette ambition en déployant une infrastructure nationale d’échange des examens basée sur les standards DICOM et IHE, sécurisant ainsi le suivi des patients et évitant les examens redondants.

En parallèle, les flux de travail se numérisent et s’automatisent. De la planification à la reconstruction d’images, les tâches sont de plus en plus assistées par des logiciels experts. L’intelligence artificielle s’intègre pleinement dans cette chaîne de production pour trier les dossiers urgents, détecter les anomalies ou quantifier les lésions. Loin de remplacer le radiologue, elle libère du temps médical en automatisant le travail répétitif et en facilitant la prise de décision. Enfin, cette transformation intègre naturellement la téléradiologie et impose une cybersécurité intransigeante, les PACS et les plateformes de partage étant devenus des cibles critiques face à la recrudescence des cyberattaques. L’avènement de l’Imagerie 4.0 marque ainsi l’entrée de la radiologie dans un modèle interopérable, distribué et hautement numérisé, où la performance repose autant sur la puissance des équipements que sur l’efficacité du réseau et la fluidité des données.

Télé-échographie robotisée MELODY (AdEchoTech) : un changement de paradigme dans l’accès à l’imagerie

Comment rendre l’imagerie experte accessible là où les radiologues et échographistes ne sont pas physiquement présents ? C’est la question fondatrice d’AdEchoTech, entreprise française créée en 2008 et aujourd’hui déployée sur plus de 80 sites dans le monde. Sa réponse : la télé-échographie robotisée avec MELODY, une solution conçue pour apporter une imagerie de haute qualité dans les territoires et organisations où l’accès à un spécialiste est difficile, irrégulier ou coûteux. Première solution robotisée d’échographie à distance au monde, elle est développée avec le soutien du CNES et de l’Agence Spatiale Européenne, ainsi qu’avec plusieurs hôpitaux universitaires. Le système repose sur une organisation en deux sites. Sur place, un professionnel de santé installe et positionne le robot. À distance, le médecin réalise l’examen en temps réel en pilotant la sonde échographique robotisée, conservant la maîtrise du geste, du protocole et de l’acquisition, comme s’il était au chevet du patient. Interopérable et validée par des études cliniques en double aveugle sur plusieurs continents, MELODY atteint plus de 95 % de concordance. Elle permet surtout un accès immédiat à une expertise spécialisée dans des contextes où la présence continue de spécialistes est impossible.

Le milieu pénitentiaire en est une illustration concrète. Aujourd’hui, chaque déplacement vers un établissement de santé mobilise des escortes, des moyens logistiques importants et une coordination administrative lourde, tout en générant des délais susceptibles de retarder la prise en charge. Avec la télé-échographie robotisée, l’examen est réalisé directement au sein de l’unité sanitaire de l’établissement pénitentiaire, tandis que le spécialiste intervient depuis son hôpital. Les bénéfices sont multiples, avec un accès plus rapide au diagnostic, une réduction significative des extractions médicales et une prise en charge améliorée, dans un cadre plus fluide et plus respectueux des patients détenus. En France, une expérimentation à la maison centrale de Poissy a confirmé la faisabilité opérationnelle du dispositif, avec une qualité d’image jugée équivalente par les médecins et une forte acceptabilité des patients. Cette expérience ouvre une voie nouvelle pour moderniser la médecine pénitentiaire.

Le raisonnement s’étend aux hôpitaux de proximité, acteurs essentiels de l’organisation territoriale des soins. Dans les zones confrontées à la raréfaction des spécialistes, l’échographie reste souvent difficile d’accès alors qu’elle constitue un examen clé dans de nombreuses situations cliniques. La télé-échographie robotisée devient alors un levier de consolidation du service public hospitalier. Dans un système de santé sous pression, elle renforce la coopération entre établissements, médecine de ville et structures médico-sociales, tout en sécurisant l’accès à l’imagerie. Au-delà de l’innovation technologique, MELODY porte ainsi une nouvelle vision de l’organisation des soins : dans de nombreux cas, il devient plus pertinent de déplacer l’expertise vers le patient que le patient vers l’expertise.

AZmed : des suites d’IA intégrées et cliniquement validées

Fondée en 2018, la société européenne de MedTech AZmed développe des solutions d’intelligence artificielle conçues pour optimiser le flux de travail des radiologues et améliorer la précision de l’imagerie médicale, en radiographie comme en scanner (TDM). Sa mission est de permettre aux professionnels de santé de consacrer davantage de temps à ce qui compte le plus, les patients. Déployées dans plus de 55 pays et utilisées par plus de 2 500 établissements de santé dans le monde, ses solutions contribuent à renforcer la cohérence diagnostique tout en améliorant l’efficacité opérationnelle des services d’imagerie.

La Suite d’IA Rayvolve® figure parmi les solutions d’IA les plus largement adoptées en radiographie. Validée cliniquement par des institutions de référence, elle intègre des outils marqués CE ainsi que des dispositifs homologués par la FDA. La Suite d’IA Rayscan®, également marquée CE, étend quant à elle les capacités d’AZmed à l’imagerie scanner, complétant ainsi son expertise sur l’ensemble du parcours d’imagerie. Reconnue à l’échelle internationale, la Suite d’IA Rayvolve® se distingue par ses performances élevées en matière de précision et de fiabilité, avec des améliorations significatives des flux de travail : jusqu’à 83 % de réduction du temps de réponse des lectures, jusqu’à 36 % de réduction du temps de lecture et une diminution des faux négatifs pouvant atteindre 67 %. Ces gains contribuent à alléger la charge des équipes médicales tout en renforçant la qualité et la sécurité des diagnostics.

La suite logicielle intègre plusieurs modules spécialisés, couvrant différents besoins cliniques : « AZtrauma » pour la détection des fractures, des luxations et des épanchements articulaires sur radiographies, « AZchest » pour la détection et la catégorisation automatisées des principales anomalies cardiaques et pulmonaires, « AZmeasure » pour l’analyse automatisée des géométries ostéo-articulaires, ainsi que « AZboneage » pour l’estimation avancée de l’âge osseux en pédiatrie. L’ensemble des solutions AZmed est conçu pour s’intégrer de manière fluide aux environnements existants PACS, RIS et DMP, facilitant ainsi leur déploiement et leur adoption au sein des infrastructures hospitalières.

DeepHealth et Gleamer : une nouvelle génération d’IA clinique pour l’imagerie médicale

DeepHealth, premier fournisseur mondial de solutions, de services et de logiciels reposant sur l’intelligence artificielle clinique en radiologie, entend exploiter tout le potentiel de l’imagerie médicale pour faire progresser la prise en charge des patients. Partenaire de plusieurs milliers d’établissements de santé dans le monde, l’entreprise accompagne plus de 50 millions d’examens d’imagerie par an et équipe plus de 1 800 sites de dépistage du cancer. Filiale de RadNet, acteur américain de référence dans les services d’imagerie diagnostique ambulatoire, elle développe des technologies qui accompagnent les professionnels de santé dans la détection précoce des maladies, l’optimisation des flux de travail en radiologie et l’amélioration de la qualité des décisions cliniques, contribuant ainsi à l’avènement d’une médecine plus précise, plus rapide et plus accessible.

Pour DeepHealth, l’intelligence artificielle ne peut créer de valeur que si elle s’intègre naturellement à l’ensemble du parcours de soins. L’entreprise défend une approche globale dans laquelle les patients bénéficient de délais de prise en charge réduits, les radiologues peuvent se concentrer pleinement sur leur expertise clinique et les systèmes de santé sont en mesure de délivrer des soins spécialisés à grande échelle. Cette vision s’appuie sur une proximité unique avec la pratique clinique, rendue possible par son lien étroit avec les établissements de santé. Au contact quotidien des réalités du terrain, DeepHealth a acquis une conviction forte : multiplier les outils d’IA indépendants ne fait qu’accroître la complexité et la charge cognitive des équipes médicales. L’entreprise privilégie ainsi une approche intégrée, fondée sur des workflows de bout en bout, où l’interopérabilité, la cohérence des usages et le passage à l’échelle sont pensés dès la conception. Avec un portefeuille de solutions validées par les autorités réglementaires couvrant plus de 75 indications cliniques, DeepHealth propose un écosystème capable d’accompagner les professionnels dans la détection, l’évaluation et le suivi de nombreuses pathologies.

C’est cette même vision qui a conduit à l’intégration de Gleamer, pionnier français de l’intelligence artificielle appliquée à l’imagerie médicale, au sein de DeepHealth. Cette opération renforce les expertises du groupe et accélère le développement d’une plateforme clinique couvrant un spectre toujours plus large d’examens. L’obtention récente du marquage CE de LumbarMR, solution d’aide à l’interprétation des IRM du rachis lombaire affichant une sensibilité de 94 % pour la détection des principales pathologies, illustre cette dynamique. Elle témoigne de la volonté de DeepHealth d’étendre son portefeuille clinique, d’investir de nouveaux domaines de l’imagerie et d’accélérer le déploiement de ses innovations auprès des établissements de santé européens.

Docaposte Santé : une offre souveraine et intégrée pour accompagner la radiologie 4.0

L’imagerie médicale change d’échelle. Sous l’effet de l’explosion des volumes d’images, du développement des organisations multisites, des exigences croissantes de cybersécurité et de l’essor de l’intelligence artificielle, elle s’impose désormais comme un système d’information stratégique au service des parcours de soins et de la coopération entre professionnels. Pour accompagner cette évolution, Docaposte Santé propose une offre complète, souveraine et interopérable couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’imagerie médicale. Fort de plus de vingt ans d’expertise, l’éditeur accompagne les établissements de santé publics et privés ainsi que les groupes de radiologie avec cinq solutions complémentaires, conçues pour fonctionner de manière intégrée tout en restant ouvertes à l’ensemble de l’écosystème numérique de santé.

M-RIS constitue la pierre angulaire de cet environnement. Entièrement web et pensé pour les organisations multisites, il centralise la gestion des rendez-vous, l’accueil des patients, la facturation, les comptes rendus, le pilotage de l’activité et le portail patient. Il s’intègre nativement à M-Viewer, une visionneuse diagnostique DICOM compatible avec tous les PACS du marché, qui met à disposition des radiologues des outils avancés adaptés à l’ensemble des spécialités, de la mammographie à la médecine nucléaire. Le déploiement du programme national DRIM-M ouvre une nouvelle étape dans le partage des examens d’imagerie. Avec M-DRIMBox, Docaposte Santé permet aux établissements de rejoindre ce réseau tout en préservant leurs infrastructures existantes. Compatible avec les RIS et PACS du marché, la solution facilite le partage sécurisé des examens et l’accès aux données du Dossier médical partagé, offrant aux radiologues une vision plus complète du contexte clinique. L’offre comprend également M-Covalia, une plateforme de télé-imagerie et de télé-expertise qui favorise l’interprétation à distance des examens, les demandes d’avis spécialisés et les coopérations territoriales. Accessible sur le web comme sur mobile, elle contribue à renforcer l’accès à l’expertise radiologique sur l’ensemble du territoire.

En 2026, Docaposte Santé enrichit son portefeuille avec M-PACS, un PACS de nouvelle génération disponible en mode SaaS ou on premise. Son architecture cloud ready, fondée sur le stockage objet S3, garantit des performances élevées, une forte résilience et une excellente capacité de montée en charge. Nativement intégré à M-RIS, il offre un environnement de travail unifié, simplifie les migrations et prépare les futurs usages autour de la donnée, de la recherche et de l’intelligence artificielle. Adossé à Docaposte et à La Poste Santé & Autonomie, Docaposte Santé conjugue ainsi expertise métier, hébergement souverain, cybersécurité et interopérabilité pour accompagner durablement la transformation de la radiologie. Une vision qui séduit déjà de grands réseaux comme IMDEV et IMALLIANCE-HDF – qui ont fait le choix de la solution M-RIS pour leurs centres – et confirme son ambition de s’imposer comme un partenaire de référence de l’imagerie médicale en France.

Enovacom : l’imagerie médicale à l’heure de l’interopérabilité et de la valorisation des données

À l’heure où la radiologie entre dans l’ère de l’imagerie 4.0, l’interopérabilité, la fluidité des workflows et la valorisation des données deviennent des leviers essentiels pour répondre à l’augmentation des volumes d’examens, au développement des organisations multi-sites et à l’essor de l’intelligence artificielle. Fort de plus de vingt ans d’expertise en santé numérique, Enovacom, filiale e-santé d’Orange Business, accompagne cette transformation en s’appuyant sur une position unique en France : l’entreprise opère à la fois le plus grand réseau d’échange de données de santé et le principal réseau d’échange d’images médicales, déployé dans plus de 600 établissements. Cette approche se traduit par une offre articulée autour des solutions GXD5 RIS, PACS et DIAG, qui couvrent l’ensemble du parcours radiologique, de la prise de rendez-vous à la diffusion des résultats. Le RIS assure la gestion administrative et médicale de l’activité, le PACS garantit l’archivage et le partage sécurisé des examens au format DICOM, tandis que la console DIAG met à disposition des radiologues des outils avancés de visualisation et d’interprétation. Pour aller au-delà du logiciel métier, la gamme de services OPTIM apporte des outils de pilotage de l’activité et d’optimisation des organisations, contribuant à fluidifier les parcours, améliorer la productivité et renforcer la performance opérationnelle des cabinets.

La connectivité constitue un autre pilier de cette radiologie nouvelle génération. Grâce à son réseau national de télé-imagerie, qui relie plus d’une centaine d’établissements, Enovacom prend en charge les principaux usages de la téléradiologie tels que les transferts d’urgence, la permanence des soins, les demandes d’avis spécialisés ou l’interprétation de cas complexes à distance. Au cœur de cette stratégie, sa solution DRIMbox, connectée au réseau DRIM-M et certifiée Ségur, facilite les échanges sécurisés d’images entre la ville et l’hôpital ainsi que les communications directes entre PACS, sans multiplication des interfaces techniques. Enfin, l’imagerie 4.0 passe par l’intégration de l’intelligence artificielle au cœur des pratiques. Grâce à des partenariats technologiques ciblés, Enovacom enrichit ses solutions de briques d’IA intégrées aux environnements RIS et PACS. Dédiées à l’aide au diagnostic, à la production des comptes rendus et à l’optimisation des workflows, elles s’inscrivent dans une stratégie plus large de valorisation des données d’imagerie pour préparer les futurs usages de la recherche clinique, dans un cadre garantissant le respect des exigences de sécurité et de confidentialité.

L’IA au cœur de la nouvelle génération de scanners Fujifilm

Fort de son expertise historique en traitement de l’image, Fujifilm développe des solutions qui exploitent pleinement le potentiel de l’intelligence artificielle afin de renforcer à la fois la performance diagnostique et l’efficacité opérationnelle en tomodensitométrie (TDM). Cette approche se concrétise notamment avec « Intelli IPV », une technologie intelligente de reconstruction d’image. En améliorant la qualité des images tout en limitant l’exposition aux rayonnements, elle répond à l’une des principales exigences de l’imagerie moderne : concilier sécurité du patient et précision diagnostique. L’apport de l’IA se prolonge également dans l’accompagnement des radiologues au quotidien. Avec sa plateforme « REiLi », Fujifilm associe ses technologies de traitement de l’image à des algorithmes avancés d’intelligence artificielle pour faciliter l’interprétation des examens et fluidifier les flux de travail. L’objectif étant de fournir aux praticiens des outils d’aide à la décision tout en optimisant l’organisation des activités d’imagerie.

Cette logique d’automatisation se retrouve dès la phase de prise en charge du patient. Grâce à « AutoPositionnement » qui automatise le placement du patient sur la table d’examen. En analysant sa morphologie, le système ajuste son positionnement de manière optimale, favorisant la reproductibilité des acquisitions et la qualité des résultats, quel que soit le niveau d’expérience de l’opérateur. Dans le prolongement de cette démarche, « AutoPose » intervient dans la phase d’acquisition en définissant automatiquement la plage de balayage à partir des images de repérage, les organes et structures anatomiques étant identifiés par reconnaissance de formes. Cette fonctionnalité réduit les interventions manuelles, harmonise les protocoles et garantit une plus grande précision dès le lancement de l’examen.

Fujifilm s’attaque également à un autre défi majeur de la tomodensitométrie : les artefacts liés aux mouvements physiologiques, susceptibles d’altérer la lisibilité des images. Avec « StillShot », les données d’acquisition en quatre dimensions sont analysées afin de caractériser avec précision l’amplitude et la direction des mouvements, notamment ceux induits par l’activité cardiaque. La technologie réduit ainsi significativement le flou de mouvement lors des examens cardiaques et thoraciques, y compris chez les patients présentant une fréquence cardiaque élevée ou des troubles du rythme. Une avancée qui contribue à renforcer la confiance des cliniciens dans l’interprétation d’examens souvent complexes. À travers ces différentes innovations, Fujifilm illustre la manière dont l’intelligence artificielle peut aujourd’hui intervenir à chaque étape de la chaîne d’imagerie, de l’acquisition à l’interprétation des images, afin de repousser les limites de la précision diagnostique et d’accompagner l’évolution des pratiques radiologiques.

Keydiag, de Keymaging : l’IA française qui redéfinit les standards du compte rendu radiologique

Mettre l’intelligence médicale au service de l’imagerie médicale : telle est l’ambition de Keymaging, startup française spécialisée dans le développement de solutions logicielles dédiées à cette discipline. Keydiag, son logiciel d’aide au compte rendu radiologique, a été conçu en étroite collaboration avec la communauté radiologique afin d’associer expertise médicale et intelligence artificielle. Cette approche permet de produire des comptes rendus précis, fiables et conformes aux standards internationaux. Pensé par des radiologues pour des radiologues, Keydiag répond ainsi aux besoins concrets de la pratique quotidienne.

Adopté par plus de 1 000 radiologues en France et dans plusieurs pays francophones, Keydiag s’impose comme une solution complète de rédaction et de sécurisation des comptes rendus, conçue pour améliorer la productivité tout en préservant le rôle central de l’expertise humaine. La plateforme met à disposition plus d’un millier de modèles de comptes rendus structurés, enrichis d’illustrations schématisées, et propose des fonctionnalités avancées d’aide à la classification des pathologies, à la visualisation des lésions et à la prise de décision clinique. Développée en partenariat avec des sociétés savantes et soutenue par une communauté active de radiologues, elle intègre également des schémas anatomiques et des calculateurs élaborés avec des experts, facilitant ainsi la transmission d’informations claires, homogènes et précises. En 2025, plus de 1,3 million de comptes rendus ont été générés grâce à la plateforme.

Au cœur de la démarche de Keymaging se trouve la structuration de la connaissance médicale. En transformant les informations issues des examens d’imagerie en données organisées et exploitables, l’entreprise contribue à l’amélioration des pratiques médicales tout en favorisant l’émergence d’une intelligence artificielle plus fiable, transparente et pertinente. Attachée à la souveraineté numérique et à la protection des données de santé, Keymaging développe et héberge l’ensemble de ses solutions en France, dans le respect des réglementations européennes en vigueur. L’entreprise porte ainsi une vision responsable de l’innovation médicale, fondée sur l’expertise des professionnels de santé et sur une intelligence artificielle conçue comme un outil au service de la pratique clinique.

PrimaX accélère la transition vers l’imagerie médicale intelligente

Intégrée au groupe italien GMM depuis 2017, PrimaX occupe aujourd’hui une position stratégique dans le déploiement des solutions d’imagerie fondamentale en France. Fondée en 2000, l’entreprise s’est rapidement imposée comme pionnier de la numérisation de la radiologie conventionnelle. L’expansion du groupe GMM, intégrant la mammographie avec l’acquisition de IMS Giotto, a renforcé la cohérence de l’offre globale et accélère l’accès à des solutions d’imagerie de nouvelle génération. Plus récemment, les solutions d’intelligence artificielle développées par GMM en collaboration avec des sociétés référentes dans le domaine ou à travers de nouvelles acquisitions, permettent à Primax de proposer des solutions innovantes uniques sur le marché.

Dans ce cadre, l’offre de radiologie conventionnelle SWING REVO se distingue comme une salle multifonction robotisée associant une table télécommandée motorisée, un détecteur mobile et une interface intuitive avec écran tactile intégré au collimateur. Conçu pour s’adapter à tous les patients, y compris sur brancard, le système permet de réaliser aussi bien des examens standards que des incidences complexes avec un seul détecteur. L’automatisation des mouvements, l’alignement permanent du tube avec le détecteur et la fluidité des repositionnements améliorent à la fois le confort des patients et l’efficacité des équipes, tout en garantissant une qualité d’image élevée et une optimisation de la dose. La plateforme de sénologie GIOTTO CLASS réunit quant à elle mammographie, tomosynthèse et gestes interventionnels au sein d’un environnement unique, capable de basculer instantanément d’un examen de dépistage à une configuration de biopsie. En imagerie peropératoire, le système d’arceau mobile SYMBOL FP PLUS DUAL est conçu pour délivrer une imagerie de haute précision en bloc opératoire, dans des contextes cliniques exigeants.

L’intelligence artificielle s’intègre naturellement à cet écosystème technologique. Accessible directement dans les systèmes, la solution GALILEO assiste le radiologue en analysant automatiquement les clichés de radiologie conventionnelle afin de détecter des zones suspectes et de fournir des mesures objectives, dans un environnement entièrement hors ligne garantissant la sécurité des données. La plateforme RAFFAELLO optimise l’acquisition et le traitement des images grâce à des algorithmes d’IA améliorant la qualité diagnostique tout en réduisant la dose délivrée au patient. En sénologie, le module TIZIANO automatise l’évaluation de la densité mammaire selon les recommandations BI-RADS®, renforçant l’aide au dépistage du cancer du sein. Ces solutions sont complétées par des outils partenaires qui enrichissent les capacités de visualisation, d’analyse et d’aide à la décision. GMM Group et PrimaX confirment ainsi leur vision commune d’un écosystème d’imagerie intégré, dans lequel les équipements, les logiciels et l’intelligence artificielle convergent au service de la performance clinique.

Article paru dans mySIH magazine, édition de juillet 2026, à lire ici.

Tags: ADECHOTECAdechotechazmedDeephealthDOCAPOSTEENOVACOMFujifilmGleamerimagerieKeymagingMaincarePrimaxradiologie
Partager40Partager228Tweet142Envoyer

Related Posts

Outils décisionnels : la BI en santé, pour transformer la donnée en action
Dossier

Outils décisionnels : la BI en santé, pour transformer la donnée en action

Dans les établissements de santé, la donnée n’a jamais été aussi abondante : dossiers patients informatisés, résultats de laboratoire, imagerie médicale,...

par Redaction
23 juin 2026
Le DPI à l’ère de l’IA : opportunités et défis pour la pratique clinique
Dossier

Le DPI à l’ère de l’IA : opportunités et défis pour la pratique clinique

Pilier de l’hôpital numérique, le dossier patient informatisé (DPI) entre aujourd’hui dans une nouvelle phase avec l’intégration de l’intelligence artificielle...

par Redaction
1 juin 2026
Article suivant
La radiologie d’urgence, pilier stratégique d’un système de santé sous tension

La radiologie d’urgence, pilier stratégique d’un système de santé sous tension

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.

Abonnement newsletter

L’édition de juillet de mySIH !

Menu

  • News
  • Dossier
  • Focus
  • Zoom
  • Match 3::3
  • Magazine
  • Vidéos
  • Abonnement
  • Contact

Légal

  • Mentions légales

Newsletter

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.
Copyright © 2025 mySIH.
Linkedin

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
Pas de résultats
Voir tous les résultats
  • News
  • Dossier
  • Focus
  • Zoom
  • Match 3::3
  • Magazine
  • Vidéos
  • Abonnement
  • Contact

© mySIH 2025

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.