La crise sanitaire du COVID-19 a « boosté » les déploiements de solutions en télémédecine et confirmé une position forte des applications de ce secteur en tant que véritables outils complétant la prise en charge du patient et facilitant la réponse aux nouveaux défis sanitaires…

Les déclinaisons opérationnelles de la télémédecine sont multiples : téléexpertise, téléconsultation, téléassistance, télé suivi, téléradiologie, télé RCP, etc. Que cette déclinaison recoivre une réalité ou un pur concept marketing importe peu. Tout ce qui participe, en mode « à distance », à une orchestration des échanges avec une finalité de diagnostic ou de suivi médical pourrait être qualifié de « télé ». La LOI n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant une réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, établie une première définition de télémédecine : « Art. L. 6316-1.-La télémédecine est une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication. Elle met en rapport, entre eux ou avec un patient, un ou plusieurs professionnels de santé, parmi lesquels figure nécessairement un professionnel médical et, le cas échéant, d’autres professionnels apportant leurs soins au patient. (…) ». Sur le terrain, cette définition n’est pas un dogme, la « télémédecine » tend à s’enrichir des expériences pour s’adapter en permanence aux nouveaux défis, la crise sanitaire étant l’un des exemples les plus flagrants !

schéma Comarch

A l’image de COMARCH et de sa plateforme e-Care, de nombreux éditeurs intègrent des dispositifs communiquant en support d’une activité de télémédecine. Le module de suivi à distance intègre une application fournissant des services de télémédecine dédiés à un usage domestique. La solution recueille des données provenant d’appareils externes tels que des glucomètres, des tensiomètres, des balances, des thermomètres auriculaires, des oxymètres de pouls et des spiromètres. Il est possible d’augmenter le nombre d’appareils associés et d’adapter la solution en conséquence. L’analyse des données par rapport à des paramètres prédéfinis peut provoquer des alertes pour les mesures qui dépassent les seuils de sécurité. Les informations sur l’état du patient sont transmises à la plateforme e-Care via différents canaux de télécommunication.
Si la téléconsultation fait désormais partie du quotidien de près d’un Français sur 3, ceux qui hésitent à y faire appel ont probablement une méconnaissance de la pratique ou tout simplement une préférence pour les consultations physiques. Le fait que peu de médecins traitants exploitent ce mode de travail est aussi l’une des causes de la difficulté rencontrée par le passé pour imposer ce mode d’exercice. Aujourd’hui, les médecins mais aussi les pharmaciens ont un véritable rôle à jouer pour accompagner, inciter et rassurer les patients dans l’usage de la téléconsultation.

COVID-19 : le catalyseur…

Pour lutter efficacement contre le virus et accompagner au mieux les établissements de santé dans ce contexte épidémique, de nombreux éditeurs ont proposé – rapidement, parfois gratuitement et de manière sécurisée – leur savoir-faire : l’usage de la téléconsultation Covalia (Maincare Solutions) a été en forte accélération dès le début de la crise, Exolis a proposé une adaptation de son application de télé suivi exploitée au CHU de Rennes, SATELIA en a fait de même avec sa solution de suivi à distance (insuffisance cardiaque) pour télésurveiller en période de confinement, etc. On assiste véritablement à une révolution dans les usages. La télémédecine est devenue une évidence dans le contexte de crise sanitaire à laquelle nous faisons face. Dès le 10 mars, la décision du Gouvernement portant sur l’assouplissement des règles de remboursement de téléconsultation a donné le tempo de ce nouveau mode d’exercice. Quoi qu’il en soit, la télémédecine ne se résout pas à des outils informatiques, elle porte une nouvelle forme d’organisation des soins, une nouvelle prise en charge des patients, une solution à multiple cas d’usage, dont le COVID-19 reste – hélas – le meilleur vecteur…

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Magazine :: mySIH n°°052