En France, la demande en imagerie (radio, scanner, IRM…) ne cesse de croitre : 53 millions d’examens en 2024 d’après le CNOM. Le tout pour seulement 9 484 radiologues (au 1er janvier 2025) selon la DREES. Les conséquences ne se font pas attendre : des gardes difficiles à pourvoir, des délais allongés et, in fine, une perte de chance pour les patients. Dans le Cher, on dénombre par exemple seulement 6 radiologues pour 100 000 habitants (contre 33 pour Paris).
Partout en France, des hôpitaux publics se regroupent au sein de Plateaux d’Imagerie Médicale Mutualisés (PIMM) pour mettre en commun leurs radiologues et sécuriser la permanence des soins, en s’appuyant sur de la télé-imagerie.
Pionnier du secteur, IMADIS Groupe accompagne aujourd’hui plusieurs de ces organisations territoriales – en Bretagne, en Centre-Val de Loire et dans les Hauts-de-France – grâce à sa plateforme technologique ITIS et au renfort médical de ses télé-radiologues. Une dynamique qui dessine un nouveau modèle de coopération territoriale pour lutter contre les déserts médicaux.
Un défi structurel à l’échelle de chaque territoire
La dynamique des PIMM est en marche en France et s’installe région après région. Actuellement, une quinzaine de PIMM existent en France et plusieurs projets sont en cours de création. Le principe est clair : on se répartit les gardes de radiologie, au lieu de les subir chacun dans son coin. Les radiologues du territoire impliqués dans le PIMM interprètent donc, à distance, les examens de l’ensemble des établissements.
« Concrètement, un PIMM combine une structure de coopération, une organisation médicale partagée et une chaîne technique de télé-imagerie. Plusieurs hôpitaux publics se regroupent ainsi le plus souvent au sein d’un GCS (groupement de coopération sanitaire), autour d’un projet médical validé par l’ARS. Ils mutualisent les ressources médicales (radiologues) du territoire, parfois les équipements (IRM, scanner…), et surtout l’organisation des gardes » explique le Dr Vivien Thomson, radiologue, président et co-fondateur d’IMADIS.
La colonne vertébrale du PIMM : la plateforme technologique
Cette organisation commune et ce flux de données passe par une plateforme de télé-radiologie – ITIS – dans le cas des PIMM accompagnés par IMADIS Groupe. Adaptée à chaque projet régional et déployée avec les acteurs locaux (GRADeS, GCS…), la plateforme ITIS constitue l’ossature numérique de ces réseaux. Elle permet l’interprétation mutualisée des examens entre établissements, la centralisation de l’imagerie et le suivi de l’activité, dans le respect de la sécurité et de l’interopérabilité des systèmes d’information.
Plusieurs organisations territoriales s’appuient déjà sur cette solution :
- en Bretagne, le GCS de téléradiologie TréBreizh (actif depuis mars 2022) ;
- en Centre-Val de Loire, le PIMM 37 (novembre 2021) puis le PIMM Centre-Val de Loire (novembre 2025) et,
- dans les Hauts-de-France, le PIMM Hainaut-Cambrésis porté par le Centre Hospitalier de Valenciennes (janvier 2025).
Un soutien médical pour les pics d’activités
IMADIS Groupe est acteur technologique certes mais avant tout un acteur médical. Il y a près de 20 ans, ses médecins radiologues fondateurs avaient déjà pour but de mettre la technologie au service de la radiologie pour améliorer la permanence des soins. Ils ont alors créé un service de télé-radiologie fonctionnant avec des radiologues se rendant en centre d’interprétation et garantissant une qualité médicale, une disponibilité 24h/24 et 7j/7 et une innovation permanente. Aujourd’hui, ses 750 radiologues et médecins nucléaires exercent dans les 16 centres d’interprétation dédiés, implantés sur tout le territoire français.
En plus du volet technique, IMADIS Groupe intervient donc aussi, pour les PIMM, sur le volet médical.
- pour gérer les débordements d’activité : nuit profonde, pics ponctuels de garde, et vacations programmées non encore couvertes par les effectifs locaux.
- les télé-radiologues d’IMADIS Groupe prennent le relais, garantissant une permanence des soins en imagerie sans rupture.
« IMADIS Groupe porte depuis ses débuts la même ambition : celle d’une imagerie au service des territoires et des patients, facilitante pour les soignants locaux, et capable de garantir un diagnostic de qualité quel que soit le lieu, l’heure ou le jour où le patient en a besoin. Nous ne nous substituons pas aux équipes locales, mais les accompagnons et les sécurisons » précise le Dr Vivien Thomson.
L’exemple du PIMM Centre-Val de Loire, premier modèle régional de cette ampleur en France
Le PIMM Centre a assuré sa première garde en novembre 2025 au CHRU de Tours, avec un dispositif qui repose sur :
- la mise en commun des radiologues de 11 hôpitaux publics
- une coordination régionale des gardes en soirée (18h30-23h30), les week-ends et jours fériés
- un partenariat avec IMADIS Groupe concernant à la fois sa plateforme de télé-imagerie et le soutien des équipes médicales pour gérer des pics d’activité.




