À l’approche des Journées Francophones de Médecine Nucléaire (JFMN), IMADIS Groupe rappelle le rôle déterminant de la médecine nucléaire dans le diagnostic et le suivi des cancers.
Alors que la demande en examens ne cesse d’augmenter (source : enquête SFMN), l’entreprise lyonnaise, pionnière de la télé-imagerie, dresse un premier bilan du développement d’IMADIS MN, son activité dédiée à la médecine nucléaire lancée en mars 2025
En un an, cette nouvelle expertise médicale en télé-imagerie s’est imposée comme un levier structurant et innovant pour répondre aux enjeux du diagnostic en oncologie et en pathologies chroniques. Elle joue un rôle crucial dans un contexte de disparité d’effectifs médicaux et d’accès aux soins selon les territoires.
La médecine nucléaire en télé-imagerie : un maillon essentiel du parcours de soins
Avec l’augmentation continue de l’incidence des cancers et le développement de thérapies ciblées nécessitant des évaluations précises et répétées, la demande en examens de médecine nucléaire augmente. Selon la SFMN, le nombre d’examens TEP a dépassé pour la première fois le seuil d’1 million en 2024 (+ 15 % en 1 an).
Dans le même temps, certains établissements de santé font face à une pénurie de personnel médical et paramédical avec des disparités territoriales importantes et un délai d’accès à la TEP très variable. La télé-imagerie apparaît ainsi comme un levier structurant pour garantir un accès rapide et équitable à une expertise hautement spécialisée.
IMADIS MN : une réponse terrain et technologique à un enjeu de santé publique
À l’heure où les politiques de santé publique renforcent les stratégies de dépistage des cancers, garantir un accès rapide et homogène à la médecine nucléaire constitue un enjeu majeur. En un an, IMADIS MN a œuvré en ce sens avec une télé-imagerie qui peut : réduire les délais d’interprétation, sécuriser les parcours de soins, mutualiser l’expertise sur l’ensemble du territoire. IMADIS MN repose aujourd’hui sur une organisation dédiée avec ce bilan chiffré, un an après son lancement : + de 25 médecins nucléaires hospitaliers (CHU, Centres de lutte contre le cancer) et libéraux ; + de 15 000 examens interprétés ; 7 établissements de santé partenaires (CH de Valenciennes, CH de Carcassonne, Hôpital Marie-Lannelongue…)
Une discipline spécifique, soutenue par un modèle pionnier
La médecine nucléaire présente des spécificités techniques et organisationnelles fortes. IMADIS MN s’inscrit dans les fondements du modèle éprouvé d’IMADIS Groupe, tout en s’adaptant à la discipline :
- activité gérée par 25 médecins nucléaires, issus des mondes hospitalier et libéral ;
- organisation en 16 centres d’interprétation en France dans lesquels évoluent, de manière novatrice, des médecins nucléaires et des radiologues, côte à côte, dans un même centre ;
- infrastructure technologique de référence : filière dédiée sur la plateforme ITIS (développée par IMADIS Groupe) et Syngo.via (Siemens Healthineers) pour l’interprétation des examens ;
- 140 collaborateurs dont 40 ingénieurs assurant le support technique et opérationnel.
3 questions à Sandrine Parisse, médecin nucléaire au Centre Léon Bérard & Médecin Associée IMADIS MN

Le Dr Sandrine Parisse a réalisé son internat à Saint-Étienne avant de rejoindre le Centre Léon Bérard (Lyon) en 2016. Elle y a développé deux expertises rares en France : la radio-embolisation hépatique – technique interventionnelle de traitement des cancers du foie – et l’utilisation du fluoroestradiol, traceur de référence pour certains cancers du sein, pour lequel elle forme aujourd’hui d’autres équipes à l’échelle nationale. En 2025, elle rejoint IMADIS MN comme Médecin Associée et Référente Médicale Suivi et Pertinence.
Quels sont, selon vous, les défis actuels auxquels doit faire face la médecine nucléaire ?
La médecine nucléaire a profondément évolué en l’espace de dix ans. Ce qui était avant tout une discipline d’imagerie fonctionnelle est devenue une médecine de précision à part entière, notamment grâce à l’essor de la théranostique — cette approche qui permet, avec le même traceur, d’imager puis de traiter un cancer. Le problème, c’est que le nombre de médecins nucléaires, lui, ne suit pas : nous sommes moins de 1 000 en France. Pendant ce temps, les ouvertures de centres spécialisés se multiplient, le nombre d’examens TEP continue de croître et les médecins se retrouvent davantage accaparés par l’activité thérapeutique, qui nécessite leur présence physique. Résultat : les délais s’allongent, les patients semi- urgents attendent plus longtemps que nécessaire. Sans oublier les inégalités territoriales : des patients font parfois plusieurs centaines de kilomètres pour accéder à une expertise spécialisée. La télé- interprétation est alors l’une réponse des réponses concrètes à ces enjeux.
Dans le cadre de votre activité, pourquoi avoir rejoint IMADIS MN ?
J’avais déjà entendu parler d’IMADIS Groupe par des collègues radiologues. Le modèle des centres d’interprétation, cet esprit de collectif, m’avait semblé intéressant. Quand l’opportunité de rejoindre IMADIS MN s’est présentée, j’y ai vu plusieurs atouts. D’abord, la complémentarité avec mon activité au Centre Léon Bérard : mon expertise spécifique en gynécologie oncologique et en radio-embolisation hépatique, développée dans un centre de référence,peut directement bénéficier à des services qui n’ont pas accès à ce type de profil. Deuxièmement, le modèle en centre d’interprétation : exercer depuis un espace dédié, avec un support technique disponible et des collègues joignables en temps réel, c’est une vraie garantie de qualité. On n’est jamais seul face à un cas complexe. Troisièmement, le challenge de construire quelque chose : IMADIS MN en était à ses débuts, contribuer à structurer une nouvelle branche, apporter ma pierre à l’édifice, travailler avec des médecins aux profils variés – du libéral, du public, de centres de lutte contre le cancer – pour couvrir l’ensemble du spectre des besoins, c’est stimulant. Aujourd’hui, je suis Médecin Référente Suivi et Pertinence, ce qui me permet, au- delà des vacations d’interprétation, d’accompagner nos établissements partenaires dans la durée.
Pouvez-vous partager des exemples concrets de cas où la télé-imagerie a fait une différence significative ?
La télé-interprétation fait une différence concrète pour deux types de patients. D’abord, les patients semi-urgents : ceux dont le cas est préoccupant sans pour autant justifier une prise en charge immédiate, et qui se retrouvent souvent reprogrammés dans des délais trop longs. En ouvrant des vacations grâce à la télé-interprétation, nous les voyons plus tôt, et c’est parfois décisif. Ensuite, certains examens de recours (ou moins courants en routine clinique) peuvent être interprétés par des médecins de centres d’expertise nationale. Ces médecins, qui en ont régulièrement l’expérience et qui participent à des groupes de travail, apportent parfois une clef de lecture différente et des informations capitales pour les patients. C’est une vraie valeur ajoutée du modèle IMADIS MN.



